B) Que faire en cas d’ensevelissement
de longue durée (plus de 35 minutes)

SECOURISME PENDANT LE DEGAGEMENT

Recherche rapide, dégagement prudent !
Protégez une éventuelle poche d’air !
Traitement de l’hypothermie!

Le laps de temps entre le dégagement de la victime de l’avalanche et son admission à l’hôpital correspond à un risque accru pour le patient (6,7,8,9).

Si la victime n’a pas encore été dégagée de l’avalanche ou s’il y a plus d’une personne ensevelie, l’équipe de secours prépare rapidement un poste médical avancé (temporaire), abrité du vent, à l’écart du cône de l’avalanche, qui servira de centre de tri.

Si l’équipe de secours parvient à localiser la ou les victimes ensevelies, le médecin doit assister au dégagement afin de déterminer les trois éléments essentiels : présence ou non d’une poche d’air, état des voies respiratoires, fonctions vitales. Ces données sont indispensables au traitement et au tri des victimes.

Aussitôt qu’un enseveli est localisé au moyen de l’ARVA, par un chien ou par sondage, l’emplacement exact doit être marqué et une sonde laissée en place.

Lors du dégagement d’une personne ensevelie, il est important de prendre garde à ne pas détruire une éventuelle poche d’air et de ne pas obstruer les voies aériennes. Ainsi, on creusera de manière à atteindre la victime par le côté et depuis le bas, et non directement en descendant sur elle à la verticale.

En raison du risque d’hypothermie, la victime ne doit pas être dégagée avec précipitation, mais aussi prudemment que possible. Il faut creuser la neige de manière à dégager le corps entier afin de pouvoir dégager la victime sans trop la mobiliser. S’il est indispensable d’effectuer des mouvements du tronc et des grosses articulations pour dégager le patient et l’installer en bonne position, il faut procéder avec la plus grande douceur. La mobilisation intempestive d’une victime en hypothermie peut provoquer un arrêt cardiaque brutal, dû au retour dans le cœur du sang froid contenu dans les membres. De nombreux "décès dus au secours” peuvent être attribués à ce mécanisme.

Après avoir sauvé la victime de la neige il est important d’éviter un refroidissement secondaire, spécialement par temps froid ou s’il y a du vent.